RSE : Nous avons le pouvoir d’éteindre la tour Eiffel

Le saviez-vous ? Votre boite mail pollue. Pleine à craquer de vieux mails dont l’intérêt ne sera qu’à votre jugement, remplie de newsletters auxquelles vous vous êtes abonnées à une époque (ou pas) et qui ne vous intéressent plus et que vous jetez parfois (mais pas toujours). Vous pourriez même être énervée pour ces envois, mais le désabonnement n’est pas un réflexe !

Et bien, cela va devoir changer ! Pour notre planète

 

Et si, pour préserver notre belle terre, nous éteignions la tour Eiffel ? Et nous avons ce pouvoir, car si tous les Français supprimaient 50 vieux emails inutiles, cela équivaudrait à éteindre la tour Eiffel pendant 42 ans.

L’impact des datacenters

Il y a quelques années, Clé de Fa, organisait, pour Free, l’inauguration de son dernier Datacenter. Empreinte digitale pour entrer dans le bâtiment, schémas électriques de folie et surtout climatisation dernier cri ! Notre rôle était d’expliquer entre deux petits fours et une coupe de Champagne, aux quelques 150 VIP de la soirée, que leurs données étaient entre de bonnes mains puisque le centre, même en cas de panne, avait la capacité de produire de l’électricité comme pour une ville de 50 000 habitants et que le site était OVNI safe ! 

Quelle est l’empreinte carbone d’un mail ?

Contrairement aux apparences, l’empreinte carbone d’un email n’est pas négligeable. Voici quelques ordres de grandeur :

  • 0,3 gramme pour un email de spam;
  • 4 grammes pour un mail sans pièce jointe;
  • 11 grammes pour un email avec une pièce jointe de 1 MB (soit l’équivalent d’un sac plastique) ;
  • Jusqu’à 50 grammes pour un long email avec des pièces jointes.

Ces statistiques sur la consommation CO2 d’un mail sont issues du livre How Bad are Bananas?: The Carbon Footprint of Everything, publié par Mike Berners-Lee il y a quelques années. L’auteur n’est autre que le frère de Tim Berners-Lee, considéré comme l’inventeur de l’internet.

Faites le ménage

L’idée ici n’est pas de taper sur les quelque 156 datacenters français, mais bien de nous rendre conscients de l’impact du nettoyage de nos boîtes. Nos mails, avec leurs innombrables pièces jointes, sauvegardés et stockés dans ces serveurs, ont une empreinte carbone non négligeable puisqu’aujourd’hui, ces datacenters représentent, selon l’Ademe 1% de la consommation électrique mondiale.

En plus, c’est pas si difficile de faire moins !

Moins de destinataires

Cela peut sembler ridicule, mais réduire le nombre de destinataires est un bon début. Non seulement vous importunez moins de monde, mais surtout, vous diminuez la consommation d’énergie.

Moins de pièces jointes

Lorsque c’est possible, vous pouvez éviter d’envoyer une pièce jointe. La plupart du temps, vous pouvez d’ailleurs vous contenter d’un lien dans votre mail pour éviter d’envoyer des messages lourds (et donc polluants). Concrètement, au lieu de joindre un fichier, utilisez par exemple un lien Smash (en plus, c’est français) que la personne utilisera si elle le souhaite uniquement. L’avantage : moins d’espace sur les serveurs et, après un certain temps, le fichier sera détruit définitivement, contrairement aux pièces jointes conservées longtemps.

Moins de mails dans la corbeille

Pour réduire le nombre de messages stockés sur des serveurs, vous pouvez vider la corbeille aussi souvent que possible. Certains services comme Gmail ou Hotmail permettent de le faire automatiquement après 30 jours par exemple. N’oubliez pas de vider le dossier « Envoyé », qui peut aussi contenir un grand nombre de messages bien souvent… inutiles.

En +, avoir des boites mails rangées et presque vides, c’est moins de bande passante, c’est bon pour le moral et cela permet d’être plus efficace dans son travail ou dans sa vie perso.

Lisez la brochure de l’Ademe sur le sujet. A diffuser largement.

Fanny SOUCHON
Dirigeante de l’agence Clé de Fa

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